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« Un coup d’oeil sur la rivière noire et mystérieuse, du haut de la magnifique falaise, quand on sort de Domme, suffit pour qu’on emporte un souvenir d’une gratitude impérissable. Pour moi, cette rivière, ce pays appartiennent au poète Rainer Maria Rilke. Ce n’est pas plus la France que l’Autriche, ni même que l’Europe : c’est la terre d’enchantement que les poètes ont jalonnée et qu’ils ont seuls le droit de revendiquer. »

Henry Miller a ressenti ce que cette terre porte d’humanité venant du fond des ages, du tréfonds de l’émotion humaine… et l’idée même d’appartenance à une nation est inadéquate : ce sentiment porte à l’universalité. Ne sommes-nous pas, ici, « le pays de l’homme » ? 

La vallée de la Vézère est surnommée vallée de l’Homme. La préhistoire y est présente partout, 12 sites de la Vallée de la Vézère sont inscrits au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO. En fait, l’ensemble du Périgord respire l’humanité, dans sa préhistoire, très présente dans tout le Périgord Noir, et dans sa culture d’aujourd’hui, la bienveillance, l’accueil de ses habitants, et l’attention portée à la transmission. Certes l’environnement géologique était favorable ! Il a permis la conservation excellente des vestiges dans les grottes et les abris-sous-roche ; la roche blanche calcaire les a protégés des éléments de l’érosion ou humains. Mais la volonté et la persévérance y sont aussi pour beaucoup, notamment les nombreuses recherches et études qui ont alimentées nos connaissances depuis plus de 150 ans, l’entretien public du patrimoine – Sarlat est le premier site médiéval à avoir bénéficié du dispositif mis en place par Malraux ; et l’entretien « privé », celui des agriculteurs, des propriétaires de maisons, de maisons d’hôte, de gîtes…
On organise même, en Dordogne, des rencontres chamaniques ! Et divers lieux, ici par exemple, offrent au visiteur le bien-être et une dimension spirituelle authentique. 

Comme le dit le site de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Homme (ce n’est pas extraordinaire pour une instance locale de porter un tel nom ?) :
« 
Cette terre d’histoire est toujours une terre vivante.
Terre d’artisanat, avec un réseau diversifié d’artisans d’art.
Terre rurale où une agriculture à taille humaine a modelé le paysage.
Terre d’innovation scientifique où les travaux archéologiques réunissent des chercheurs internationaux et terre d’innovation en terme de protection et de mise en valeur du patrimoine.
Terre d’avenir engagée dans un développement durable à travers un programme labélisé Agenda 21 France. »

Nous ajouterons volontiers un développement culturel numérique humaniste et ludique, que nous souhaitons encourager, avec le soutien de multiples acteurs locaux, pour vivre ici à la fois le patrimoine millénaire et la création d’aujourd’hui, avec le nouveaux usages et nouveaux visages de la culture… qui baigne dans le numérique, le digital… Un numérique qu’il s’agit de maîtriser, plutôt que de lui laisser submerger les esprits et les habitudes.